droits de l'homme & droit d'asile
vient de sortir
Mondialisation, migration et droits de l¹homme
sommaire : http://www.bruylant.be/pdf/12637.pdf
présentation de l'éditeur :
Ce projet de recherche soutenu par le RUIG a réuni durant deux ans 46 chercheurs provenant de diverses disciplines et régions du monde. Les chercheurs ont intégré une donnée essentielle souvent déniée de la migration: les besoins fondamentaux et le respect des droits de l¹homme du migrant. Le contenu de la recherche repose sur deux axes essentiels: un volet "société" (volume I sous la direction de Marie-Claire Caloz-Tschopp et Pierre Dasen), à vocation pluridisciplinaire, et un volet "droit" (volume II sous la direction de Vincent Chetail), consacré au droit international des migrations.
Le volume I a été réalisé sous la direction de Marie-Claire CALOZ-TSCHOPP et Pierre DASEN. Les contributions évaluent le paradigme sécuritaire dominant du phénomène migratoire à travers diverses approches (démographie,genre, économie, histoire, philosophie, sciences de l¹éducation, sociologie, sciences politiques, psychologie sociale, médecine, psychanalyse, sémio-linguistique, éthique). Le présent volume témoigne d¹un déplacement du regard. Il apporte des éléments pour construire un paradigme alternatif pour intégrer les droits fondamentaux et les droits de l¹Homme.
Cinq thèmes regroupent les contributions : Conflit entre «total-libéralisme» et «démocratie du passage»; femmes migrantes, conditions de vie et droits fondamentaux des femmes migrantes ; défis de société et des professionnels face aux conditions de vie des migrant.e.s ; système d¹États-nations, pouvoir, droits des migrant.e.s au Nord et au Sud ; populations en mouvement, frontières et citoyenneté ; apports théoriques interdisciplinaires pour un nouveau paradigme.
Le volume II a été réalisé sous la direction de Vincent CHETAIL. Il procède à une évaluation d¹ensemble d¹un domaine encore méconnu et souvent négligé des sciences juridiques : le droit international des migrations.
La migration permet mieux que tout autre phénomène social de saisir la vie du droit international, ses points de rupture et la dynamique qui l¹anime. La présente publication s¹interroge sur la place et l¹effectivité des droits fondamentaux des migrants, en prenant pour appui le droit international existant, ses failles et ses orientations possibles.
L¹étude a été réalisée, à cette fin, autour de quatre pistes de réflexion. Une première partie retrace les principes et perspectives du droit international des migrations, dans ses dimensions historiques, conceptuelles et normatives. La deuxième partie est consacrée à l¹un des principaux enjeux de notre temps : la question sécuritaire au sens large et la migration dite irrégulière qui lui est si souvent associée. Les régimes spécifiques de protection internationale pour les travailleurs migrants et les réfugiés sont également l¹objet d¹un examen à part entière, tandis que la dernière partie est dédiée à l¹un des domaines où les violations des droits de l¹Homme sont les plus fréquentes : la détention et le renvoi des migrants.
Les deux volumes viennent de paraître chez l'éditeur Bruylant et peuvent être commandés sur son site.
http://www.bruylant.be/fr/index.php
PROCHAINE RENCONTRE TERRA :
mardi 19 juin 2007 de 17 h 30 a 20 h 30
Univ. Paris 1, Salle n 1, 12 pl. du Pantheon, Paris 5e, entree libre
L aide aux sans papiers, entre legalite et legitimite :
jusqu ou va la defense des ennemis de l (I)nterieur en democratie ?
Pdt : J. Valluy
Intervenants :
Marc Bernardot, "Aider ou combattre l ennemi colonise. Indochinois et Algeriens en metropole 1945-1962"
Monique Chemillier Gendreau, " Modalites du droit de resistance en democratie "
Etienne Balibar, " Nomades et residents : quels droits ? quelles actions ? quelle pratique de la politique ? "
Daniele Lochak, "De quel droit desobeir ?"
-------------------------------------------------
ABONNEMENT/DESABONNEMENT, ARCHIVES...
http://listes.cines.fr/info/terra
-------------------------------------------------
AIDE : valluy@univ-paris1.fr
En octobre 2001, la Coordination française pour le droit d¹asile (CFDA) a
rendu publiques « dix conditions minimales pour un réel droit d¹asile ».
Depuis cette date, le droit d¹asile en France a été profondément remanié,
tant au niveau des procédures que des conditions d¹accueil. Six ans après
leur déclaration, les associations de la CFDA affirment que les mesures de
contrôle des flux migratoires et le climat de suspicion entretenu à
l¹encontre des demandeurs d¹asile sont les causes principales tant de la
baisse du nombre de demandeurs d¹asile et de réfugiés dans les pays
industrialisés que de l¹augmentation du nombre de ces demandeurs dans des
pays de transit, notamment en Afrique du Nord, et de personnes déplacées
dans leurs propres pays.
Réaffirmant leur attachement au droit d'asile comme droit fondamental et à
la Convention de Genève comme socle du droit pour le statut des réfugiés,
les associations de la CFDA ont actualisé leur plateforme et présentent dix
propositions pour que l¹asile soit un droit réel.
On les trouve sur le site de la CFDA : http://cfda.rezo.net/
Intervenants :
Marc Bernardot, "Aider ou combattre l ennemi colonise. Indochinois et Algeriens en metropole 1945-1962"
Monique Chemillier Gendreau, " Modalites du droit de resistance en democratie "
Etienne Balibar, " Nomades et residents : quels droits ? quelles actions ? quelle pratique de la politique ? "
Daniele Lochak, "De quel droit desobeir ?"
Identité nationale et immigration :
inversons la problématique !
Donnez lui force, signez cet appel et faites le signer !
Publiez le à la Une de votre site, diffusez le sur vos listes de discussion...
En ligne : http://terra.rezo.net/article602.html
Les huit personnalités qui viennent de démissionner du projet de Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI), particulièrement compétentes sur l’histoire de l’immigration mais aussi de l’antisémitisme, du racisme et de la xénophobie, en France, ont rappelé avec raison que la création d’un Ministère associant dans son intitulé identité nationale et immigration « s’inscrit dans la trame d’un discours stigmatisant l’immigration et dans la tradition d’un nationalisme fondé sur la méfiance et l’hostilité aux étrangers, dans les moments de crise ». Nous approuvons également l’Association française des anthropologues lorsqu’elle rappelle que « lorsque l’État s’empare du thème de l’identité nationale, c’est partout une incitation directe au mieux à la xénophobie, au pire à des violences entre groupes d’origines différentes. »
L’invention d’un nouveau Ministère n’est en effet pas un acte neutre mais un acte de gouvernement à forte portée idéologique. Il institutionnalise un système de pensée, légitime les discours et les actes qui s’y réfèrent, tant des fonctionnaires que des citoyens, et active l’action publique dans un sens déterminé. De quel système de pensée procède le positionnement, au plus haut niveau de la hiérarchie symbolique et administrative de l’Etat, de l’identité nationale face à l’immigration, mais aussi face à l’intégration qui concerne tous les étrangers et leurs différences et face au codéveloppement ainsi officiellement réduit à un dispositif antimigratoire ?
Par ce cadrage idéologique et par les politiques qui en résulteront, la création de ce Ministère va enraciner plus encore dans notre culture politique l’opposition entre la question nationale et le fait migratoire. Il risque d’ouvrir une nouvelle page de notre histoire, celle d’un nationalisme d’Etat et d’une xénophobie de gouvernement tendant à stigmatiser l’étranger comme un problème, un risque, voire une menace pour l’intégrité ou l’identité nationale.
Si, au contraire, la finalité politique de ce gouvernement et, plus largement, des élites dirigeantes de ce pays, est de réduire ce risque, il leur incombe alors d’examiner l’hypothèse d’une problématique inversée : s’il y a un problème entre l’immigration et l’identité nationale, il provient de la place qu’occupe aujourd’hui, au terme d’une évolution de plusieurs décennies déjà, l’enjeu national dans les débats politiques. De même que l’antisémitisme ne résultait pas d’un "problème juif", la xénophobie qui s’exprime aujourd’hui ne résulte pas d’un "problème migratoire" mais d’une montée en puissance des idéologies xénophobes dans nos cultures politiques.
Nous appelons par la présente l’ensemble des institutions d’enseignement et de recherche, y compris les professeurs d’écoles, de collèges et de lycées, les revues de sciences humaines et sociales, les journalistes de la presse écrite, de la radio et de la télévision, les organismes de réflexion affiliés à des partis politiques, syndicats et associations à assumer leurs responsabilités intellectuelles dans un tel contexte historique.
Nous les appelons à ouvrir, organiser et animer systématiquement, selon des modalités propres à chacun, un vaste chantier national de recherche, de débat et de réflexion sur les orgines des nationalismes, xénophobies et discriminations ainsi que sur les causes de leurs réapparitions périodiques dans l’histoire de l’humanité. Dans les cinq ans qui viennent il conviendra d’analyser particulièrement le rôle que peuvent jouer les institutions publiques dans l’exacerbation de ces phénomènes sociaux.
Le réseau scientifique TERRA
(Travaux Etudes et Recherches sur les Réfugiés et l’Asile)
Pour signer l'appel : http://terra.rezo.net/article602.html
...et faites le signer autour de vous : transmettez le, publiez le sur vos sites et dans vos revues, diffusez le dans vos listes de discussions, etc. Donnez de la force à cet appel !

Links to this post:
Créer un lien
<< Home