Manifeste pour la psychanalyse laïque et plurielle

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Manifeste pour la psychanalyse laïque
Les thérapies jeunes ne disposent pas de réelles références séculaires। Il faut donc s'adapter, englober, vivre d'héritages ou d'apports souvent incompris। Leur histoire se bâtit sur de fragiles évidences, des fondations discutables। "la psychanalyse n'a jamais obéi à aucun dogme philosophique; elle a interprété les idées philosophiques et les doctrines politiques comme la manifestation de la nature psychologique humaine... La psychanalyse n'a jamais reconnu aucun des partis individuels ou collectifs comme de véritables représentants de la nature humaine, elle a attendu de l'avenir une orientation "socialo- individuelle" qui respecterait les différences naturelles entre les individus, la lutte pour accéder au bonheur, à l' indépendance, en accordant au moins autant d'importance qu'à l' organisation inéluctable, mais guère supportable de la vie en collectivité।" La pensée psychanalytique résulte du refus de s'enfermer dans des systèmes (ésotériques) car ceux-ci portent en eux le germe des réponses à leurs incertitudes et le canevas de leurs possibles. La tâche analytique explore les zones d'ombres du savoir un peu comme le revers de ces sociétés scientifiques qui se donnent si bel air de se vouloir parlantes, convaincantes, définitives. Donerons-nous encore aux inquisiteurs de la psychanalyse le soin de nous révéler une avant-garde. La psychanalyse n'a cure de métaphysique, elle ne s'inquiète que de biographie. Elle puise dans le vécu et se ressource de mémoire. Comme si pour certains il y eut des failles secrètes, des rejets tus, des drames non perceptibles, non avouables. Il serait donc de plus grandes souffrances: celles que l'homme méconnaît. Il serait donc des "maux" enfouis qui sans cesse taraudent, abîment, sans pour cela que quelque pharmacie opère. Comme si dès le départ les dés étaient pipés, la donne faussée. Comme si la pierre angulaire de la vie s'inscrivait de malentendus et de distorsions où les rôles humains seraient distribués en désertions qui tout au long de l'existence rendent sourds au chant du monde. Prendre la psychanalyse laïque en "état", c'est déplacer le centre de gravité de sa pensée, ouvrir des brèches aux murailles des vérités, reconnaître humblement que la majorité de nos décisions seraient déterminées non par des choix provenant du libre arbitre mais par l'inquisition de la culpabilité ou la dictature de l'angoisse. L'analysant élabore sa douleur tissée dans les mots de tous, ourlée de verbes ordinaires, blasonnée de l'écu du quotidien. Il est le premier témoin (de ses rêves) et voilà qu'à la croisée des chemins convergent "le survivant", "l'assassin" et tous "les disparus". Tous ces morts qui maintenant prennent la parole dans l'hallucination d'une autre réalité. L'analysant accepte de parler avec ses mots qui lui ont permis de vivre, de survivre. Comme s'il abordait l'incertitude d'une ombre cassée qui tient une partie de sa vie en secret, il ne peut s'exiler en silence. cela vous agrée-t-il
commentaire
La psychanalyse est comme tout autre domaine un tant soit peu abstrait, elle est batie sur देस bases fragiles। La pensée même de l'être humain est fragile. Et s'approprier d'anciennes affirmations pour les enseigner et en faisant leur éloge fabrique la doctrine. Mais l'être humain y est habitué. C'est souvent ce qu'il recherche d'ailleurs intrinsèquement lorsqu'il a le besoin d'intégrer un groupe.
Considérons que la psychanalyse soit l'une des normes d'un groupe. Elle lui appartient c'est indéniable. Mais un membre du groupe souhaite développer cette norme en dehors du groupe. Il devient déviant. Avant de rejeter, ces membres vont exercer une pression pour convertir le déviant et conserver cette norme intacte. Et le système actuel n'a aucun intérêt à ce que les gens aient conscience d'eux même par eux-mêmes. Les membres du groupe préfèrent garder le contrôle et de la norme et de l'individu. Ainsi tout est fait pour que l'individu ne s'approprie jamais cette norme. Et la psychanalyse qui pense aider l'individu en souffrance le garde au sein d'un système bien ficelé.
De la même manière que les publicités créent sans cesse des besoins. Et l'être humain de répondre : "je veux ça" "je veux consommer". Il agit donc dans ce cercle vicieux et en toute conscience, et consent à prendre ce qu'on lui propose. Il prend la psychanalyse et la consomme. La prise de conscience demeure conforme au système. La fragilité de la psychanalyse réside en cela, en la volonté de l'individu de s'inscrire dans ce système, d'y participer activement, d'imiter, de croire qu'il s'approche d'un idéal ou de ses désirs de cette manière.
Les membres du groupe auquel appartient le déviant ne peuvent que narguer ce dernier vu leur pouvoir.
Pourquoi l'inquisition fonctionnait-elle ? Le pouvoir des inquisiteurs n'est pas de décider de qui doit "vivre" ou "mourir", mais de convaincre son public, et d'utiliser sa crédulité. C'est le public qui cautionne en réalité même s'il a été manipulé. "Cette femme prépare des potions à base de plante, c'est une sorcière". L'être humain a peur des sorcières et on peut dire qu'il ne sais pas lui même ce qu'est une sorcière. La seule représentation qu'il se fait de la sorcière suffit à le convaincre. La plupart des gens ne sont pas si futés. Ils croient ce qu'on leur dit. Ils enregistrent l'information et reproduisent. Ainsi, celui qui veut sortir la psychanalyse du groupe est rejeté du groupe. Car il risque de la rendre différente, non conforme. Ensuite, le déviant persistant est rejeté. Il a le choix entre se morfondre ou lutter. Mais le fait de se considérer comme déviant est un risque dominant de stigmatisation. Les inquisiteurs ne font, en réalité, que continuer à exploiter la crédulité des gens, autant qu'un gourou exploite celle de ses adeptes dans sa secte. Et la psychanalyse est soumise également à cette illusion de pouvoir de ces pseudo-inquisiteurs. Tant qu'on lui donne de l'importance, l'entité perdure. Le père noël ou le croque mitaine, ou même dieu et satan, n'existent que tant qu'on y croit. Un système s'effondre lorsqu'on cesse de lui donner de l'importance ou de rechercher en lui un espoir de vie meilleure. La psychanalyse est la croisée des chemins. Mon sentiment est que la psychanalyse n'est pas assez accessible pour avoir l'appui des individus susceptibles de lui donner un pouvoir sans avoir recours aux mêmes stratagèmes incidieux que le système actuel. Les textes législatifs soumettent à une autorité. Mais c'est toujours l'autorité de ces mêmes inquisiteurs dont il s'agit. Ils sont appliqués et respectés, dans le meilleurs des cas, mais sans réel profond changement
Pourquoi l'inquisition fonctionnait-elle ? Le pouvoir des inquisiteurs n'est pas de décider de qui doit "vivre" ou "mourir", mais de convaincre son public, et d'utiliser sa crédulité. C'est le public qui cautionne en réalité même s'il a été manipulé. "Cette femme prépare des potions à base de plante, c'est une sorcière". L'être humain a peur des sorcières et on peut dire qu'il ne sais pas lui même ce qu'est une sorcière. La seule représentation qu'il se fait de la sorcière suffit à le convaincre. La plupart des gens ne sont pas si futés. Ils croient ce qu'on leur dit. Ils enregistrent l'information et reproduisent.
Ainsi, celui qui veut sortir la psychanalyse du groupe est rejeté du groupe. Car il risque de la rendre différente, non conforme. Ensuite, le déviant persistant est rejeté. Il a le choix entre se morfondre ou lutter. Mais le fait de se considérer comme déviant est un risque dominant de stigmatisation.
Les inquisiteurs ne font, en réalité, que continuer à exploiter la crédulité des gens, autant qu'un gourou exploite celle de ses adeptes dans sa secte. Et la psychanalyse est soumise également à cette illusion de pouvoir de ces pseudo-inquisiteurs. Tant qu'on lui donne de l'importance, l'entité perdure. Le père noël ou le croque mitaine, ou même dieu et satan, n'existent que tant qu'on y croit. Un système s'effondre lorsqu'on cesse de lui donner de l'importance ou de rechercher en lui un espoir de vie meilleure. La psychanalyse est la croisée des chemins.
Mon sentiment est que la psychanalyse n'est pas assez accessible pour avoir l'appui des individus susceptibles de lui donner un pouvoir sans avoir recours aux mêmes stratagèmes incidieux que le système actuel. Les textes législatifs soumettent à une autorité. Mais c'est toujours l'autorité de ces mêmes inquisiteurs dont il s'agit. Ils sont appliqués et respectés, dans le meilleurs des cas, mais sans réel profond changement.
De plus, s'il faut comprendre l'impact de nos croyances, préjugés et représentations sur nos comportements et nos pensées, il ne faut pas le faire dans l'espoir d'atteindre une situation (bonheur, réussite etc) affirmée comme une norme par le système. Une personne va-t-elle voir un psychanalyste pour aller mieux et être conforme à une norme, intrinsèquement, ou bien pour réellement prendre conscience de ce qu'elle est pour évoluer plus spirituellement que matériellement, ou veut-elle continuer de servir son ego et son affect ? Ce que je crois c'est que pour que la psychanalyse fonctionne vraiment, et qu'elle existe réellement dans l'esprit des gens et pas comme une solution alternative pour découvrir d'où viennent nos "tares", il faut qu'ils voient également que le système n'est pas approprié pour une évolution de l'individualité. Mais je pense que l'on tend à prendre conscience de tout cela, même s'il faut passer par certaines croyances.
De plus, s'il faut comprendre l'impact de nos croyances, préjugés et représentations sur nos comportements et nos pensées, il ne faut pas le faire dans l'espoir d'atteindre une situation (bonheur, réussite etc) affirmée comme une norme par le système. Une personne va-t-elle voir un psychanalyste pour aller mieux et être conforme à une norme, intrinsèquement, ou bien pour réellement prendre conscience de ce qu'elle est pour évoluer plus spirituellement que matériellement, ou veut-elle continuer de servir son ego et son affect ?
Ce que je crois c'est que pour que la psychanalyse fonctionne vraiment, et qu'elle existe réellement dans l'esprit des gens et pas comme une solution alternative pour découvrir d'où viennent nos "tares", il faut qu'ils voient également que le système n'est pas approprié pour une évolution de l'individualité. Mais je pense que l'on tend à prendre conscience de tout cela, même s'il faut passer par certaines croyances.
Floriane
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Manifeste pour la psychanalyse laïque et plurielle
==> "La pensée psychanalytique résulte du refus de s'enfermer dans des systèmes (ésotériques)".Je ne suis pas sure que la pensée Freudienne soit le résultat du réfus, total en tous les cas, de l'éducation (systeme et soit et temoin d'un systeme religieux) et des outils de réflexion qu'elle lui a donné. J'ai d'ailleurs un scoop à cette information que je tiens du fils du secrétaire particulier de Sartres (oui, c'est une 3 ème main seulement): dans sa fin de vie, Freud se serait étonné de ne pas avoir étudié les sources du judaïsme légué par ses parents, ayant cette remarque peu connue: "si je l'avais étudié, ma pensée en aurait été modifiée".
==> "La psychanalyse n'a cure de métaphysique, elle ne s'inquiète que de biographie". Je pense que cette phrase elle-même est dogmatique, et l'on risque de s'enfermer dans le même système que l'on tente de fuir... je dirais plutôt: "la psychanalyse intègre la métaphysique comme donnée-réalité-vécu de l'histoire de l'humanité, et aide l'homme à s'émanciper des souffrances et aliénations dues à son être propre, à son essence même, et à non à s'émanciper de la pensée elle même: cela remet en cause la façon dont l'homme utilise une pensée, et non la pensée elle même; votre erreur, à mon sens, s'apparente à celle du voyageur qui confond la carte routière et le voyage, ou à celui qui dégoûté par certains médecins, jetterait l'anathème sur toute la médecine.
==> "Comme si dès le départ les dés étaient pipés, la donne faussée (...) sourds au chant du monde".Mais c'est pourtant bien la réalité: nous sommes le fruit de tout un passé, d'une histoire qui nous dépasse, et qui s'inscrit, plus encore que dans nos gènes, dans notre peau. Le fait d'être blessé par cette réalité ne nous éloigne pas du monde ni de son chant selon moi, mais bien au contraire nous permet d'y être sensible, et de se sentir, sentiment à nul autre pareil, "partie véritable de ce monde": nous ne sommes pas le chant du monde, nous sommes le monde!! Votre réflexion risque de mener vos patients tout droit vers un monde artificiel qui n'existe pas, est-ce vraiment le but de la psychanalyse de refaire le monde (idée tout de même un peu démagogique)? Ne serait pas plutôt de "refaire notre façon de regarder le monde", de le comprendre, de le gérer, et pourquoi pas, de l'aimer? La conseillère conjugale que je suis ne peut s'empêcher de faire le parallèle entre tout ce que vous écrivez et les conjoints qui arrivent en consultation, sûrs d'eux, désirant plus que tout s'émanciper de la réalité de la personne avec qui ils vivent!
==> "nos décisions seraient déterminées, non par des choix provenant du libre arbitre" : oui, absolument! nous avons bien peu de contrôle sur les cartes qui nous ont été distribuées à la naissance, puisque, c'est bien connu, nous ne choisissons pas nos parents (et encore, là, je ne suis pas certaine à 100 %); de même que je crois qu'un enfant n'est pas seulement "mis au monde" par sa mère, mais qu'il "décide" qu'elle le mettra au monde - j'ai fait court dans mon explication, c'est vrai :)
==> "mais par l'inquisition de la culpabilité ou la dictature de l'angoisse": Vous vous insurger contre cela, soit! Mais où cela nous mène -t-il ? Nous donnez vous des outils pour nous en accommoder, mieux: pour vivre bien, voire être heureux? ==> "voilà qu'à la croisée des chemins convergent "le survivant", "l'assassin" et tous "les disparus". Tous ces morts qui maintenant prennent la parole dans "l'hallucination d'une autre réalité": Mais Frans, ces morts et ces survivants dont nous sommes une partie réelle - et bien vivante elle - vivent en nous! Ce qui est à éviter est bien plus de vivre "eux sans nous", plutôt que "nous sans eux"... je m'explique: nous sommes le résultat de toute une histoire familiale, nationale, et humaine. Ce qui va faire de moi un homme, une femme, malheureux, ce ne sont pas ces ancêtres qui vivent en moi, mais la possibilité qu'ils m'empêchent de vivre ma part d'histoire de l'humanité; et c'est ce qui pourrait bien m'arriver si je n'arrive pas à faire vivre cette part unique que je peux lui apporter. Et là, je ne m'amuse pas à tout refaire, tout envoyer balader, non! Je monte sur les épaules de ces gens, pour être encore plus haut, et me nourrir de cette force formidable. Ce que vous, vous proposez, c'est tout simplement d'empoisonner la sève, avec cette terrible trahison de faire croire que celle qui va vous faire courir est neuve, saine et sublime...
Au plaisir de continuer à vous lire et de réagir... là ou ça fait (me?) mal !
Marianne BerneronConseillère conjugale et familiale, animatrice du site ecoute-psy.com
"La pensée psychanalytique résulte du refus de s'enfermer dans des systèmes (ésotériques)"।Je ne suis pas sure que la pensée Freudienne soit le résultat du réfus, total en tous les cas, de l'éducation (systeme et soit et temoin d'un systeme religieux) et des outils de réflexion qu'elle lui a donné. J'ai d'ailleurs un scoop à cette information que je tiens du fils du secrétaire particulier de Sartres (oui, c'est une 3 ème main seulement): dans sa fin de vie, Freud se serait étonné de ne pas avoir étudié les sources du judaïsme légué par ses parents, ayant cette remarque peu connue: "si je l'avais étudié, ma pensée en aurait été modifiée".
Certes, Freud était me semble-t-il assez intelligent pour comprendre que ses pensées découlaient d'une acceptation ou d'un refus d'une éducation... Il faudrait que j'approfondisse mes connaissances sur Freud। Mais n'aurait-il pas inconsciemment cherché à la provoquer avec une notion étrange et étrangère....sans vouloir invoquer la kabbale, on entre avec la notion d'inconscient dans une sphère quelque peu occulte, surtout à l'époque...
==> "La psychanalyse n'a cure de métaphysique, elle ne s'inquiète que de biographie"। Je pense que cette phrase elle-même est dogmatique, et l'on risque de s'enfermer dans le même système que l'on tente de fuir... je dirais plutôt: "la psychanalyse intègre la métaphysique comme donnée-réalité-vécu de l'histoire de l'humanité, et aide l'homme à s'émanciper des souffrances et aliénations dues à son être propre, à son essence même, et à non à s'émanciper de la pensée elle même: cela remet en cause la façon dont l'homme utilise une pensée, et non la pensée elle même; votre erreur, à mon sens, s'apparente à celle du voyageur qui confond la carte routière et le voyage, ou à celui qui dégoûté par certains médecins, jetterait l'anathème sur toute la médecine.
Il me semblaient que les pensées étaient le dome de l'aliénation et de la souffrance pourtant, contrairement à l'essence même de l'être humain... question de point de vue...
==> "Comme si dès le départ les dés étaient pipés, la donne faussée (...) sourds au chant du monde"।Mais c'est pourtant bien la réalité: nous sommes le fruit de tout un passé, d'une histoire qui nous dépasse, et qui s'inscrit, plus encore que dans nos gènes, dans notre peau. Le fait d'être blessé par cette réalité ne nous éloigne pas du monde ni de son chant selon moi, mais bien au contraire nous permet d'y être sensible, et de se sentir, sentiment à nul autre pareil, "partie véritable de ce monde": nous ne sommes pas le chant du monde, nous sommes le monde!! Votre réflexion risque de mener vos patients tout droit vers un monde artificiel qui n'existe pas, est-ce vraiment le but de la psychanalyse de refaire le monde (idée tout de même un peu démagogique)? Ne serait pas plutôt de "refaire notre façon de regarder le monde", de le comprendre, de le gérer, et pourquoi pas, de l'aimer? La conseillère conjugale que je suis ne peut s'empêcher de faire le parallèle entre tout ce que vous écrivez et les conjoints qui arrivent en consultation, sûrs d'eux, désirant plus que tout s'émanciper de la réalité de la personne avec qui ils vivent!
C'est là tout le problème, l'histoire nous dépasse alors que ça ne devrait pas être le cas। l'histoire devrait sans cesse être à notre portée, ne serait-ce que pour éviter de refaire les mêmes erreurs। je trouve cela bien dommage qu'elle nous dépasse... de toute façon, l'être humain se sent dépassé de manière générale, il n'y a qu'à voir le nombre croissant de dépressions...J'aime les beaux discours, à quand la pratique ? Et puis qui peut se vanter d'avoir la bonne manière de regarder le monde ? Refaire ou peut être plutôt modifier le monde et savoir le regarder sont tous deux indispensables pour notre survie je pense। Car il ne suffit pas d'apprendre à le voir autrement pour s'en accomoder et accepter ce monde tel qu'il est implicitement। Et s'il on me dit que rien ne sert de le changer, alors qu'il aille nettoyer les plages infestées par le pétrole... Aucun monde n'est parfait mais on ne peut se résoudre à uniquement le regarder comme une vache qui regarde passer un train। Et si pour certains couples il existe un désir de s'émanciper de la réalité de l'autre, n'est-ce pas quelques fois parce que l'autre étouffe ou ne le prend pas en compte ou tout simplement parce qu'ils ne sont pas faits pour vivre ensemble। Cela est possible oui, ce n'est pas une blague। Car en parlant d'inconscient, nous choisissons souvent des partenaires pour de mauvaises raisons : reproduire un schéma familial, ou fuir ce schéma, combler un manque affectif, avoir en face de soi des êtres similaires à nos parents car c'est tout ce que nous connaissons etc। Le couple se forme souvent pour ces raisons et cela ne fonctionne pas ou fonctionne mais pendant un temps car ce ne sont pas deux êtres qui se choisissentm mais ce qui a nourri leur esprit, les influences extérieures, et qui ont construit leur personnalité। Et puis c'est un choix de vouloir s'émanciper de l'autre lorsque cela ne nous convient pas। Encore faut-il avoir le cran de le reconnaître, et ne pas avoir peur de prendre une décision bien pensée sans se montrer immature et rejeter comme un ado Vous remarquerez que ce thème me tient à coeur...
hi hi==> "nos décisions seraient déterminées, non par des choix provenant du libre arbitre" : oui, absolument! nous avons bien peu de contrôle sur les cartes qui nous ont été distribuées à la naissance, puisque, c'est bien connu, nous ne choisissons pas nos parents (et encore, là, je ne suis pas certaine à 100 %); de même que je crois qu'un enfant n'est pas seulement "mis au monde" par sa mère, mais qu'il "décide" qu'elle le mettra au monde - j'ai fait court dans mon explication, c'est vrai :)
==> "mais par l'inquisition de la culpabilité ou la dictature de l'angoisse": Vous vous insurger contre cela, soit! Mais où cela nous mène -t-il ? Nous donnez vous des outils pour nous en accommoder, mieux: pour vivre bien, voire être heureux? ==> "voilà qu'à la croisée des chemins convergent "le survivant", "l'assassin" et tous "les disparus"। Tous ces morts qui maintenant prennent la parole dans "l'hallucination d'une autre réalité": Mais Frans, ces morts et ces survivants dont nous sommes une partie réelle - et bien vivante elle - vivent en nous! Ce qui est à éviter est bien plus de vivre "eux sans nous", plutôt que "nous sans eux"... je m'explique: nous sommes le résultat de toute une histoire familiale, nationale, et humaine। Ce qui va faire de moi un homme, une femme, malheureux, ce ne sont pas ces ancêtres qui vivent en moi, mais la possibilité qu'ils m'empêchent de vivre ma part d'histoire de l'humanité; et c'est ce qui pourrait bien m'arriver si je n'arrive pas à faire vivre cette part unique que je peux lui apporter. Et là, je ne m'amuse pas à tout refaire, tout envoyer balader, non! Je monte sur les épaules de ces gens, pour être encore plus haut, et me nourrir de cette force formidable. Ce que vous, vous proposez, c'est tout simplement d'empoisonner la sève, avec cette terrible trahison de faire croire que celle qui va vous faire courir est neuve, saine et sublime...
Par contre effectivement, on se nourrit du passé pour construire l'avenir. Et justement, il faut comprendre nos aïeux pour mieux avancer et non les réduire à néant. Car cela s'appelle le déni.

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