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Seniorpsy

mercredi, mars 04, 2009

Psychanalyse sur Facebook

TASSIGNY FRANS

Frans Tassigny - France | Facebook
Frans Tassigny (France) is on Facebook. Facebook gives people the power to share and makes the world more open and connected.

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jeudi, octobre 11, 2007

Plan santé mentale

Paris, le jeudi 11 octobre 2007 – France Info rappelait ce mardi 9 octobre comment la présentation du plan psychiatrie et santé mentale en février 2005 avait été accélérée par le drame survenu à Pau : l’assassinat d’une infirmière et d’une aide soignante par un ancien patient de l’hôpital psychiatrique où elles exerçaient. Plus de deux ans après ce double assassinat qui a laissé de vives traces dans les mémoires, le premier bilan du plan santé mentale est dressé au lendemain du meurtre perpétré par le patient d’un hôpital psychiatrique, qui à l’occasion d’une permission a sauvagement tué sa mère. Alors que l’émotion qui étreint l’opinion publique semble identique face à ces drames, les réponses des pouvoirs publics ne connaissent guère plus d’évolution. La promesse de nouvelles embauches et d’une meilleure organisation des soins demeure au cœur du discours de Roselyne Bachelot, comme elle était répétée hier par Philippe Douste-Blazy.

Dépression
Au-delà de l’incapacité des pouvoirs publics à faire face non seulement à la fatalité de la folie meurtrière mais aussi à la dislocation de la psychiatrie hospitalière actée depuis plusieurs années, il apparaît que certains succès soient à mettre au crédit du plan santé mentale. Le ministre a, en tout état de cause, affirmé ce mardi que 60 % des actions prévues ont bel et bien été engagées, voire réalisées qu’il s’agisse de nouveaux investissement, de l’amélioration de l’offre sociale et médico sociale pour les patients ou d’embauche de nouveaux personnels. Le secrétaire général du Syndicat des psychiatres des hôpitaux, Jean-Claude Pénochet confirme avoir observé « des aspects positifs » mais ne peut s’empêcher de déplorer une « situation extrêmement tendue en ce qui concerne les lits d’hospitalisation qui manquent partout ». Face à un malaise persistant, les orientations du gouvernement ont été détaillées par Roselyne Bachelot. De nouveaux efforts financiers devraient ainsi être réalisés en 2008, avec 60 millions d’euros alloués à la création de nouveaux postes. Parallèlement au recrutement de personnels hospitaliers, le triplement du nombre de médecins coordonnateurs chargés de prendre en charge les détenus sous injonctions de soins est également prévu. En outre, la réforme de la loi du 27 juin 1990 concernant les droits des malades mentaux est à l’étude. Enfin, des actions de prévention et de sensibilisation devraient jalonner les prochains mois. Avant que le gouvernement ne s’atèle à de nouvelles actions de prévention du suicide chez les personnes âgées et les jeunes, une campagne d’information auprès du grand public contre la dépression a été lancée ce 9 octobre. Organisée autour de témoignages radio, de spots télés, d’un site internet et de la distribution d’un guide complet sur la maladie, elle est destinée à « aider le grand public à distinguer la déprime de la dépression et à inciter les malades au dialogue ».

jeudi, juin 14, 2007

Psychanalyse du suicide quotidien

Psychanalyse du suicide quotidien

Ce blog est destiné à commenter ce qui se dit sur le suicide au quotidien. Sui-cider, tuer-soi, un meurtre. Mais de qui/quoi ? Par qui ? Comment ? Ce travail est orienté par la psychanalyse.

à noter une vidéo de Cioran sur le suicide :
http://www.dailymotion.com/video/x11fdi_cioran-suicide

mardi, juin 12, 2007

OEUVRES D' E.BING


Bonjour,Je vous convie à venir voir de nouvelles toiles à l’exposition de ce vendredi 15 juin :Zazarts du 15èmegrande halle du parc G.Brassensvendredi 15 juin 2007, de 18 à 24h104 rue Brancion, Paris 15èmemétro Convention, Porte de Vanves J’expose quelques toiles de mon travail actuel, portes et murs, ainsi que des encres & brou de noix
Je serai ravi de vous y accueillir !-- Emmanuel Bingà Paris :RdC. - droite10 rue Alasseur75015 Paris01 64 07 75 57dans la Brie :La grange aux dîmes1 rue du 11 novembre77540 Voinsles(Rozay en Brie)01 64 07 75 57http://www.scytale.fr/http://www.atelier-bing.com/http://www.psychanalyse-77.com/

vendredi, juin 08, 2007

psychiatrie & théatre

Théâtre. A Bobigny, le calvaire des internées de la Salpêtrière.
Pour l'honneur des sorcières
Par Mathilde LA BARDONNIE
QUOTIDIEN : jeudi 7 juin 2007
Les Folles d'enfer de la Salpêtrière MC 93 Bobigny (01 41 60 72 78), lun-sam 20 h 30 sauf mer et jeu, dim 15 h 30, jusqu'au 26 juin.

Il y a les folles furieuses, les incurables, «... celles-là/ sont jetées dans les cachots/ [...] tout près de la Seine/ l'atmosphère y est glacée humide nauséabonde/leur cou leur taille cerclés d'anneaux reliés par des chaînes fixées aux murs/ leurs mains/leurs pieds attachés/assises sur de la paille à moitié nues/grelottantes/ laissées dans leur crasse/au milieu de leurs excréments/on leur jette leur nourriture à travers un grillage/[...] on dit qu'elles poussent des gémissements qui sortent de la terre/on vient de tout Paris/en famille/ les voir le dimanche/on rit/on s'amuse/en hiver/l'eau monte sur elles/les recouvre/les rats les dévorent/c'est l'enfer [...]».
A côté des démentes, à l'hôpital de la Salpêtrière, on parque aussi des filles de joie, des orphelines, protestantes, paralytiques, juives, impies, criminelles, mélancoliques, aveugles, adultérines, homosexuelles, voleuses, convulsionnaires, séniles, idiotes engrossées au bord d'accoucher de bâtards, suicidaires, bohémiennes... A la faveur de rafles, celles-ci sont séparées des hommes ­ moins nombreux à être dénoncés par leur famille ou le voisinage, et envoyés, eux, à Bicêtre.
Le nombre des emmurées de la Salpêtrière gonflera au fil des ans, jusqu'à 8 000. C'est sous Louis XIV que s'est emballée la machine à faire disparaître déviantes et indigentes. Deux siècles après, quand Charcot vient traiter les épileptiques, les pensionnaires sont encore 5000, et chaque année le rituel d'un bal masqué attire les Parisiens, déguisés en fous parmi les aliénées.
Ces faits sont relatés par Mâkhi Xenakis. Peintre-sculptrice invitée en 2004 à oeuvrer dans la chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière, elle a exhumé des archives de l'hôpital des manuscrits à la plume d'oie, notes de service, inventaires, consignes. De ce saisissant matériau, elle a tiré un texte sans ponctuation, un voyage, partition avec vides entre les mots ou les phrases : autant de suspense à ras d'effroi. Dans un vide minéral rappelant les façades des pavillons, trois acteurs dirigés par Anne Dimitriadis dévident en toute sobriété la litanie des dortoirs surpeuplés, lits partagés, odeurs, chancres, soins.
C'est la soupe infâme, l'emploi du temps des recluses, ces journées avec entassement à la messe matinale puis travail forcé en silence, la froidure, les sabots, les têtes tondues, les bains glacés supposés thérapeutiques. Plus les mariages à la chaîne, avec des orphelins, de celles qu'on sélectionnait pour aller peupler les colonies.
A un moment, l'actrice Nathalie Richard évoque l'évasion de Jeanne de Valois, incarcérée à la Force en 1786, marquée au fer, qui décrivit l'horreur de la Salpêtrière avant de se défenestrer plutôt que d'être reprise. Un ange passe, énigmatique et grave : la comédienne se couche, effaçant les noms de recluses écrits à la craie qui finiront de disparaître sous la serpillère passée par Jérôme Derre. Le comédien, avec son seau, son lave-pont, se met dans la carcasse entêtée d'un soignant en psychiatrie, glisse comme un bedeau, ponctue de dates la longue histoire. Tandis que Julie-Marie Parmentier, sculpturale, figure toutes les gamines prises dans les rets, filles-mères, filles à expédier par bateaux, filles à saigner, atteintes de manie et de délire. Elle détaille les symptômes : descriptions surréelles. Des prénoms défilent : incantation aux mortes-vivantes, poésie. Ce spectacle sans pathos rappelle l'actualité du surpeuplement carcéral.

jeudi, juin 07, 2007

un lieu de réflexion et de débats démocratiques

Éditorial

Cette revue électronique quadrilingue, annuelle, se veut une revue de réflexion, de création (arts et sciences) et d'intervention critique contemporaines,
Sans parti, apolitique (autant que possible), elle n'a pas de buts lucratifs, et est ouverte à toutes les idées, sauf celles dont l'objet,
explicite ou implicite, serait d'éliminer ou de rendre inviables les idées d'autrui et il reviendra au conseil de rédaction de décider de toute publication.

Elle se veut un lieu de réflexion et de débats démocratiques et
anti-dogmatiques, sur la base du dialogue, de la sociabilité, de la tolérance, de la solidarité et de la multiplicité des points de vue, quelle
qu'en soit leur origine.




Nous sommes pleinement conscients que nous vivons dans des sociétés tendanciellement cosmopolites, multiethniques et multiculturelles, dans lesquelles les identités se définiront de moins en moins à partir de l'enracinement traditionnel aux lieux (« de l'esprit de clocher ») mais se créeront de plus en plus par la capacité d'intervention sur de nouveaux espaces d'échanges et de sociabilité, dans lesquels chacun trouvera le moyen de partager son expérience, en faveur de la communauté (être disponible pour l'autre, pour son intégration). Et, même si l'expérience de vie est ancrée à un lieu et a besoin de ce lieu -pôle de compensation au nomadisme croissant -, chacun de nous forge cette communauté qui n'est pas un produit de la consanguinité ou des relations de proximité, de profession ou de loisirs, ni même de l'appartenance à des États-nations ou à des communautés de langue.



En vérité, même si la langue est le plus grand obstacle à l'intégration dans une autre culture, elle est malgré tout, de par la résistance qu'elle crée, indispensable au maintien de la diversité, garde-fou contre l'uniformisation que la globalisation comporte.



L'identité de chacun étant tout cela ou s'exprimant à tous ces niveaux, elle est chaque jour davantage projet, penchant pour le nouveau mais toujours incertain avenir qui à tout instant s'ébauche. C'est dans les affectivités et dans leur fluidité, et pas seulement dans les savoirs décharnés, cérébraux et centrés, que les êtres se meuvent - au contraire de ce que voudraient certaines formes de rationalité castratrices de la richesse humaine.



Notre revue privilégiera donc dialogue interdisciplinaire et visions transversales sans tomber dans le "journalisme" (ce n'est pas sa vocation), ni dans le "zapping" culturel ou la culture dite "light".



Elle se veut une réaction à la superficialité et à tout ce qui
est "fast", routinier, domestique, évident et "naturel". Elle veut
réagir contre tout ce qui est présenté comme normal et normalisé, sans pour autant privilégier des démarches marginales, autistes ou même déviantes, en ce que ces conduites comportent généralement de manque de respect envers l'autre, ou de simple pose snob sans conséquences – ce qui est une autre façon de faire de l'autre un simple spectateur.



Les êtres humains ne peuvent être heureux que s'ils peuvent maîtriser leur
destin au lieu de se laisser aller au gré de celui-ci. Ce destin n'est généralement que l'intériorisation d'une exclusion.


"L'enfer est plein de bonnes intentions", et ce projet se veut ambitieux, et il n'aura d'importance que dans la mesure où il réussira à concrétiser au moins une partie de ses objectifs.


Il est important de faire quelque chose, de l'exposer, de se
soumettre à la critique des autres (malgré toute l'injustice ou
incompréhension que, parfois, une telle critique peut comporter), en élargissant progressivement ainsi la capacité de réflexion publique ; cela est bien plus important que de se recroqueviller sur des comportements et des visions élitistes renfermés dans leur lucidité (supposée), bon goût, connaissance, ou clairvoyance. La volonté de vérité et l'éthique de l'inclusion et de l'ouverture sont des valeurs importantes dans la mesure où elles motivent dialogue et participation, et non pas des dogmes illuminés et rédempteurs, de quelque nature qu'ils soient.



La revue accueillera les nouveaux auteurs ou créateurs qui, malgré leur qualité, n'ont normalement pas (ou pas encore) l'espoir d'arriver à trouver un espace dans les "media" ou bien chez des d'éditeurs (souvent même, pour des raisons purement mercantiles : ils ne vendent pas); sont aussi les bienvenus les collègues de l'hémisphère sud, qui, loin des centres traditionnels de la culture "occidentale", produisent de nouvelles configurations du monde et de son expérience.


Elle ne sera pas un espace contre quoi que ce soit, à l'exception de tout ce qui est superficiel, facile, banal et dont nous avons déjà parlé ; elle sera plutôt et surtout un espace en faveur de ceux à qui, malgré leur valeur, n'est pas normalement accordé d'espace proportionnel à cette valeur, puisqu'ils sont l'objet de procédés d'effacement.


Il ne s'agit pas de faire l'apologie des marges ; il s'agit de prendre sa place au centre : certes il est petit dans notre pays mais il constitue une sorte de niche, colonisée toujours à l'heure qu'il est par les mêmes personnes qui, du fait du système lui-même, accroissent chaque fois plus leur capital culturel, et ont tendance à se reproduire en tant que niche.



Le sens est ainsi évacué, puisque nous écoutons et lisons pratiquement tout le temps ce à quoi nous nous attendions, sans prendre conscience de ce qui est laissé pour compte; s'installent alors un effet de fatigue et la sensation qu'il ne vaut pas la peine de lutter pour s'affirmer dans un espace si étriqué, déjà occupé et doté de très subtiles formes d'exclusion. Bref, dans une société de consommation et de marché, notre marché des biens culturels est très limité et les caractéristiques générales de la société tendent à s'y répercuter : un abîme de plus en plus profond se creuse entre ceux qui possèdent (et peuvent consommer des produits en qualité et en diversité) et ceux qui ne possèdent pas (et consomment du prêt à servir).


Il est clair qu'il s'agit d'une question de citoyenneté : la majorité a de moins en moins la faculté de devenir de « vrais citoyens », alors qu'une minorité, plus ou moins cosmopolite, prend de plus en plus les tics d'une élite ; elle se voit confortée dans son exceptionnalité par des circuits d'auto-complaisance mutuelle.


Nous croyons cependant qu'un peu de talent, beaucoup de travail, de persistance, et l'adaptation aux nouvelles technologies permettront d'accomplir beaucoup de choses intéressantes. Une chose est certaine : nous ne pouvons abandonner les nouveaux moyens de communication et de production/divulgation du savoir et de l'imagination (levier de la connaissance et de l'enrichissement de l'expérience, impulsion pour le décidément nouveau) entre les mains d'agiles grimpeurs sociaux sans substance ni projet - si ce n'est celui de la (fugace) notoriété personnelle-, de technocrates créatifs et mercantiles, ni même entre celles d'un petit nombre d'aristocrates culturels, intelligents et intéressants mais qui encouragent de nouvelles élites restreintes (même si les moyens dont ils disposent sont eux-mêmes limités quand on les compare à la répercussion publique accordée aux faits-divers, au football et aux feuilletons télévisés, par exemple).


Et effectivement, nous croyons qu'il faut affirmer des espaces alternatifs comme celui dont il est question ici, moments de liberté d'un souffle non monnayé, où ce qui nous mène c'est le plaisir de faire, de voir être fait, de voir pousser ; et nous sommes certains que cet acte peut être exemplaire et avoir un sens et une portée civiques dépassant de beaucoup ce que à quoi nous atteindrons nous-mêmes.


Aucun organisme ne se développe hors d'un environnement. Aucun être humain ne peut se réaliser dans un environnement vidé - un environnement de petites paroisses, chacune essayant de se sauver elle-même. Personne ne viendra occuper ce vide à notre place. C'est à nous de le combattre, nous-mêmes, de notre initiative… en agissant.







Titre:
Configurações - Revista de Cultura Contemporânea

Configurations - Journal of Contemporary Culture

Configurations - Revue de Culture Contemporaine

Configuraciones - Revista de Cultura Contemporânea



Éditeur de la revue: ADECAP - Associação para o Desenvolvimento da


Cooperação em Arqueologia Peninsular

R. Aníbal Cunha, 39- 3º - sala 7

4050-048 Porto- Portugal


http://www.gt.estt.ipt.pt/adecap/




Siège : Porto, Portugal.

Pour tout contact s'adresser à : vojorge@clix.pt


Officialisation de la revue : en cours.


Conseil éditorial: il sera constitué par différentes personnalités lusophones, hispanophones, anglophones et francophones qui accepteront de s'embarquer dans cette aventure afin d'aborder un large éventail de thèmes de qualité.



Contenus : Tous les thèmes, de l'essai à l'étude, des sciences humaines et connaissances connexes - y inclus création artistique et réflexion à son sujet -aux sciences « exactes » ou « naturelles » ; une seule condition : que l'approche ne soit pas trop technique, qu'elle soit problématisante et se fasse dans un esprit transdisciplinaire et interdisciplinaire. Les travaux trop spécialisés, trop longs ou exigeant beaucoup d'illustrations devront être évités.

Nous partons ainsi du principe que le plus complexe est à terme compréhensible pour tout récepteur intéressé si l'exposé est rigoureux et ne s'embarrasse pas de codes inutiles ; nous assumons aussi que, sans certaines compétences minimales, il est impossible de comprendre certaines choses, dans la mesure où il ne s'agit pas d'ouvrir des portes sur de soudaines « révélations » et que le processus de « révélation » est plutôt le fruit d'une longue expérience.


Début : février/mars 2005 – nous pensons pouvoir disposer de 100 mégas; la revue sera publiée sur une page Web personnelle mise à la disposition de la communauté par le signataire.




Nous sommes conscients que, comme l'affirme José Gil dans son dernier ouvrage [« Portugal, Hoje - O Medo de Existir », Lisbonne, Relógio d'Água, 2004], que le Portugal est un pays de « non-inscription ». Et selon les mots de António Guerreiro (publiés dans le supplément « Actual » de l´hebdomadaire Expresso du 24.12.2004 -) : le Portugal est un pays où (…) « rien ne se passe dans l'histoire ou dans l'existence individuelle, dans la vie sociale ou sur le plan artistique ». Tout est attiré par une espèce d' « ombre blanche », avant même de produire un quelconque effet sur le réel. Le « rien ne se passe » signifie que les effets sont effacés et que tout se voit dispersé en une
matière inerte. La « non-inscription », telle qu'elle est ici définie, est
beaucoup plus qu'un problème de mémoire. C'est une inertie qui fait que rien ne produit d'impact, que la réception des oeuvres littéraires, artistiques ou de pensée reste cantonnée dans une sorte d'anesthésie.

Tout s'abîme dans le même entonnoir, dans le même plan d'invisibilité, sans avoir accès au niveau de la conscience, de la réélaboration, de la discussion.
Pour cet auteur, il n'y a donc pas d'espace public au Portugal,
juste son simulacre. Et, le commentateur A. Guerreiro poursuit:
(…) « simulacre qu'est l'espace médiatique, hypertrophié, qui reproduit
caricaturalement l'absence de débat, de libre échange d'idées ; l'enfermement de notre espace public retire à la culture son effectivité et réduit, dans tous les domaines de la socialisation, l'espace critique. Le Portugal est une société normalisée, où l'horizon du possible est extrêmement pauvre, et où la pratique démocratique rencontre des résistances à son approfondissement. »


Ces réflexions, avec lesquelles nous nous identifions, pourraient presque servir de pensée-plataforme à partir de laquelle la revue essaiera de prendre son envol, mais nous sommes cependant certains que ce n'est pas dans l'espace national que ces problèmes diagnostiqués par José Gil peuvent être résolus, mais à une bien plus large échelle (d'où le caractère tetralingue de la revue, et son ouverture à tous ceux qui s'expriment à travers ces véhicules linguistiques) et dans un milieu, Internet, qui peut être utilisé
démocratiquement comme réaction au blocage du petit marché et de ses
lobbies dans lesquels la « culture » au Portugal se meut.


Par ailleurs, si nous sommes convaincus, comme tout être sensé, que la réalité ne peut pas être modifiée radicalement, nous pensons malgré tout qu'il faut quelque chose, lutter contre l'inertie et l‘auto-complaisance en multipliant les foyers de résistance, aussi petits soient-ils.

Cette résistance n'a d'ailleurs rien de prophétique, il s'agit tout simplement et pragmatiquement d'exister, d'essayer de faire différemment, avec nos moyens, en récupérant l'élan impulsif et artisanal du faire, du gêner et contrarier le courant dominant.





Pour que notre revue ait un impact il faudra réunir les quelques conditions suivantes :

une bonne image – nous aimerions demander à des artistes graphiques de nous faire parvenir des idées de logotype, dans l'esprit de travail bénévole de notre projet. Cela pourrait être quelque chose suggérant une réalité fluide, dématérialisée, une toile d'araignée, un filet de concepts en ébauche, en concrétion et liquéfaction constantes, sans limite précise ni géométrie euclidienne, toujours en mouvement et en délocalisation – ce qui, à notre avis, caractérise le monde contemporain. Si nous avions plusieurs graphismes, nous pourrions en choisir un comme logo/emblème et d'autres pour le corps de la revue ;
les documents à publier devront être inédits, conforme à la législation qui règlent les publications sur Internet et pas seulement (droits d'auteur par exemple) ; la rigueur et la qualité seront assurés par le Conseil éditorial qui pourra décider á tout moment de ce qui sera publié ;
rigueur dans la longueur (quantité d'informations, texte et images) afin de permettre de diversifier les publications et de ne pas es limiter à une demie douzaine de documents ;


Nous vous demandons de bien vouloir divulguer cette idée auprès de vos divers contacts.



Porto, le--- février 2004



Vítor Oliveira Jorge


Professeur à l'Université de Porto

Tradution: Carlos Amador

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dimanche, juin 03, 2007

droits de l'homme & droit d'asile

vient de sortir

Mondialisation, migration et droits de l¹homme

sommaire : http://www.bruylant.be/pdf/12637.pdf

présentation de l'éditeur :
Ce projet de recherche soutenu par le RUIG a réuni durant deux ans 46 chercheurs provenant de diverses disciplines et régions du monde. Les chercheurs ont intégré une donnée essentielle souvent déniée de la migration: les besoins fondamentaux et le respect des droits de l¹homme du migrant. Le contenu de la recherche repose sur deux axes essentiels: un volet "société" (volume I sous la direction de Marie-Claire Caloz-Tschopp et Pierre Dasen), à vocation pluridisciplinaire, et un volet "droit" (volume II sous la direction de Vincent Chetail), consacré au droit international des migrations.

Le volume I a été réalisé sous la direction de Marie-Claire CALOZ-TSCHOPP et Pierre DASEN. Les contributions évaluent le paradigme sécuritaire dominant du phénomène migratoire à travers diverses approches (démographie,genre, économie, histoire, philosophie, sciences de l¹éducation, sociologie, sciences politiques, psychologie sociale, médecine, psychanalyse, sémio-linguistique, éthique). Le présent volume témoigne d¹un déplacement du regard. Il apporte des éléments pour construire un paradigme alternatif pour intégrer les droits fondamentaux et les droits de l¹Homme.
Cinq thèmes regroupent les contributions : Conflit entre «total-libéralisme» et «démocratie du passage»; femmes migrantes, conditions de vie et droits fondamentaux des femmes migrantes ; défis de société et des professionnels face aux conditions de vie des migrant.e.s ; système d¹États-nations, pouvoir, droits des migrant.e.s au Nord et au Sud ; populations en mouvement, frontières et citoyenneté ; apports théoriques interdisciplinaires pour un nouveau paradigme.

Le volume II a été réalisé sous la direction de Vincent CHETAIL. Il procède à une évaluation d¹ensemble d¹un domaine encore méconnu et souvent négligé des sciences juridiques : le droit international des migrations.
La migration permet mieux que tout autre phénomène social de saisir la vie du droit international, ses points de rupture et la dynamique qui l¹anime. La présente publication s¹interroge sur la place et l¹effectivité des droits fondamentaux des migrants, en prenant pour appui le droit international existant, ses failles et ses orientations possibles.
L¹étude a été réalisée, à cette fin, autour de quatre pistes de réflexion. Une première partie retrace les principes et perspectives du droit international des migrations, dans ses dimensions historiques, conceptuelles et normatives. La deuxième partie est consacrée à l¹un des principaux enjeux de notre temps : la question sécuritaire au sens large et la migration dite irrégulière qui lui est si souvent associée. Les régimes spécifiques de protection internationale pour les travailleurs migrants et les réfugiés sont également l¹objet d¹un examen à part entière, tandis que la dernière partie est dédiée à l¹un des domaines où les violations des droits de l¹Homme sont les plus fréquentes : la détention et le renvoi des migrants.


Les deux volumes viennent de paraître chez l'éditeur Bruylant et peuvent être commandés sur son site.
http://www.bruylant.be/fr/index.php



PROCHAINE RENCONTRE TERRA :

mardi 19 juin 2007 de 17 h 30 a 20 h 30
Univ. Paris 1, Salle n 1, 12 pl. du Pantheon, Paris 5e, entree libre

L aide aux sans papiers, entre legalite et legitimite :
jusqu ou va la defense des ennemis de l (I)nterieur en democratie ?

Pdt : J. Valluy

Intervenants :
Marc Bernardot, "Aider ou combattre l ennemi colonise. Indochinois et Algeriens en metropole 1945-1962"
Monique Chemillier Gendreau, " Modalites du droit de resistance en democratie "
Etienne Balibar, " Nomades et residents : quels droits ? quelles actions ? quelle pratique de la politique ? "
Daniele Lochak, "De quel droit desobeir ?"

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ABONNEMENT/DESABONNEMENT, ARCHIVES...
http://listes.cines.fr/info/terra
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AIDE : valluy@univ-paris1.fr

En octobre 2001, la Coordination française pour le droit d¹asile (CFDA) a
rendu publiques « dix conditions minimales pour un réel droit d¹asile ».
Depuis cette date, le droit d¹asile en France a été profondément remanié,
tant au niveau des procédures que des conditions d¹accueil. Six ans après
leur déclaration, les associations de la CFDA affirment que les mesures de
contrôle des flux migratoires et le climat de suspicion entretenu à
l¹encontre des demandeurs d¹asile sont les causes principales tant de la
baisse du nombre de demandeurs d¹asile et de réfugiés dans les pays
industrialisés que de l¹augmentation du nombre de ces demandeurs dans des
pays de transit, notamment en Afrique du Nord, et de personnes déplacées
dans leurs propres pays.
Réaffirmant leur attachement au droit d'asile comme droit fondamental et à
la Convention de Genève comme socle du droit pour le statut des réfugiés,
les associations de la CFDA ont actualisé leur plateforme et présentent dix
propositions pour que l¹asile soit un droit réel.

On les trouve sur le site de la CFDA : http://cfda.rezo.net/



Intervenants :
Marc Bernardot, "Aider ou combattre l ennemi colonise. Indochinois et Algeriens en metropole 1945-1962"
Monique Chemillier Gendreau, " Modalites du droit de resistance en democratie "
Etienne Balibar, " Nomades et residents : quels droits ? quelles actions ? quelle pratique de la politique ? "
Daniele Lochak, "De quel droit desobeir ?"

Identité nationale et immigration :

inversons la problématique !


Donnez lui force, signez cet appel et faites le signer !
Publiez le à la Une de votre site, diffusez le sur vos listes de discussion...

En ligne : http://terra.rezo.net/article602.html
Les huit personnalités qui viennent de démissionner du projet de Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI), particulièrement compétentes sur l’histoire de l’immigration mais aussi de l’antisémitisme, du racisme et de la xénophobie, en France, ont rappelé avec raison que la création d’un Ministère associant dans son intitulé identité nationale et immigration « s’inscrit dans la trame d’un discours stigmatisant l’immigration et dans la tradition d’un nationalisme fondé sur la méfiance et l’hostilité aux étrangers, dans les moments de crise ». Nous approuvons également l’Association française des anthropologues lorsqu’elle rappelle que « lorsque l’État s’empare du thème de l’identité nationale, c’est partout une incitation directe au mieux à la xénophobie, au pire à des violences entre groupes d’origines différentes. »

L’invention d’un nouveau Ministère n’est en effet pas un acte neutre mais un acte de gouvernement à forte portée idéologique. Il institutionnalise un système de pensée, légitime les discours et les actes qui s’y réfèrent, tant des fonctionnaires que des citoyens, et active l’action publique dans un sens déterminé. De quel système de pensée procède le positionnement, au plus haut niveau de la hiérarchie symbolique et administrative de l’Etat, de l’identité nationale face à l’immigration, mais aussi face à l’intégration qui concerne tous les étrangers et leurs différences et face au codéveloppement ainsi officiellement réduit à un dispositif antimigratoire ?

Par ce cadrage idéologique et par les politiques qui en résulteront, la création de ce Ministère va enraciner plus encore dans notre culture politique l’opposition entre la question nationale et le fait migratoire. Il risque d’ouvrir une nouvelle page de notre histoire, celle d’un nationalisme d’Etat et d’une xénophobie de gouvernement tendant à stigmatiser l’étranger comme un problème, un risque, voire une menace pour l’intégrité ou l’identité nationale.

Si, au contraire, la finalité politique de ce gouvernement et, plus largement, des élites dirigeantes de ce pays, est de réduire ce risque, il leur incombe alors d’examiner l’hypothèse d’une problématique inversée : s’il y a un problème entre l’immigration et l’identité nationale, il provient de la place qu’occupe aujourd’hui, au terme d’une évolution de plusieurs décennies déjà, l’enjeu national dans les débats politiques. De même que l’antisémitisme ne résultait pas d’un "problème juif", la xénophobie qui s’exprime aujourd’hui ne résulte pas d’un "problème migratoire" mais d’une montée en puissance des idéologies xénophobes dans nos cultures politiques.

Nous appelons par la présente l’ensemble des institutions d’enseignement et de recherche, y compris les professeurs d’écoles, de collèges et de lycées, les revues de sciences humaines et sociales, les journalistes de la presse écrite, de la radio et de la télévision, les organismes de réflexion affiliés à des partis politiques, syndicats et associations à assumer leurs responsabilités intellectuelles dans un tel contexte historique.

Nous les appelons à ouvrir, organiser et animer systématiquement, selon des modalités propres à chacun, un vaste chantier national de recherche, de débat et de réflexion sur les orgines des nationalismes, xénophobies et discriminations ainsi que sur les causes de leurs réapparitions périodiques dans l’histoire de l’humanité. Dans les cinq ans qui viennent il conviendra d’analyser particulièrement le rôle que peuvent jouer les institutions publiques dans l’exacerbation de ces phénomènes sociaux.

Le réseau scientifique TERRA
(Travaux Etudes et Recherches sur les Réfugiés et l’Asile)


Pour signer l'appel : http://terra.rezo.net/article602.html


...et faites le signer autour de vous : transmettez le, publiez le sur vos sites et dans vos revues, diffusez le dans vos listes de discussions, etc. Donnez de la force à cet appel !